Les funérailles chrétiennes au Burkina Faso : état des lieux et inculturation

Le travail qui nous a été demandé mérite d’être d’abord défini puis circonscrit. Dans l’acception courante, quand on parle de funérailles chrétiennes, nous voyons le phénomène qui s’est développé ces 20 dernières années et qui consiste à célébrer la mémoire de ceux qui sont décédés, quelques temps après l’enterrement, et suivant un calendrier déterminé.

Fiducia supplicans à l’aune de la doctrine sociale de l’Église et de sa tradition

Commençons par signaler un paradoxe : Le Dicastère pour la Doctrine de la Foi a publié le 18 décembre dernier une déclaration intitulée Fudicia supplicans (La confiance suppliante). Cette petite déclaration de sept pages environ, va provoquer une onde de choc dont les vagues vont aller jusqu’à secouer la foi de nombreux chrétiens et troubler nos consciences individuelles. La Confiance suppliante a fait perdre la confiance de nombreux fidèles dans la parole du pape pourtant reconnue infaillible. Elle a suscité de vives réactions.

Rôle des religions dans promotion et la consolidation de la cohésion sociale

INTRODUCTION

Lors d’un atelier national qui a eu lieu à Ziniaré du 24 au 26 septembre 2019, la cohésion sociale a été définie comme le vivre-ensemble harmonieux et paisible des communautés qui permet un accès équitable aux ressources, une promotion des valeurs communes dans le respect des droits humains, des lois et institutions de la République, tout en réduisant les inégalités sociales. Cette cohésion sociale se fonde sur des valeurs cardinales telles que la tolérance, la non-violence, le dialogue et le pardon.

Le kemitisme ou le kamitisme

Introduction

Le kémitisme est un courant de pensée propre à l’Afrique, spécifiquement à l’Afrique noire. Le concept, de plus en plus connu du grand public, est surtout développé dans les cercles africanistes et panafricanistes ; ce courant est systématisé dans les milieux intellectuels tels que les universités et dans le cercle des adeptes des croyances traditionalistes. Les réseaux sociaux contribuent aujourd’hui à véhiculer et à amplifier ce courant. Le kémitisme porte en lui-même un combat noble qui est celui de la libération de l’Homme noir et de la volonté d’une réappropriation des valeurs que les ancêtres ont léguées comme la solidarité, la justice, le respect, l’hospitalité, la bravoure, l’ardeur au travail... Quelles sont les différentes articulations du kémitisme ? Quel est son contenu objectif et subjectif ?

Rôle des religions dans promotion et la consolidation de la cohésion sociale

INTRODUCTION

La religion de son étymologie latine« religio» signifie ce qui attache ou retient, un lien moral, l’inquiétude de conscience. Elle est l’ensemble des croyances, sentiments, dogmes et pratiques qui définissent les rapports de l’être humain avec le sacré ou la divinité et entre les êtres humains dans leur vie et au service de cette divinité ou de ce sacré.

La particularité de chaque religion se manifeste par les éléments spécifiques à une communauté de croyants à savoir les dogmes, les livres sacrés, les rites, les cultes, les sacrements, les prescriptions en matière de morale, les interdits et l’organisation.

Quelle contribution de la culture à l’effort de paix au Burkina Faso ?

J’éprouve un énorme plaisir à participer à ce panel au profit de cadres catholiques. Le Pape Jean Paul II avait déjà interpellé les Africains sur l’impérieuse nécessité pour eux de ne pas se « détourner de leur culture ». Dans mes fonctions ministérielles, j’ai réalisé combien ce propos du Pape a tout son sens. Avec mes collaborateurs et des personnes ressources, nous avons parcouru les 13 régions du Burkina Faso pour éduquer et sensibiliser les Burkinabè sur la contribution que la culture peut apporter dans cette lutte contre toutes les formes d’extrémisme violent, dont la forme la plus barbare est le terrorisme. La culture peut véritablement être au service de la paix. C’est dans sa nature que d’être au service de la paix.

Rôle des religions dans la cohésion sociale au Burkina Faso

Le développement prodigieux du phénomène religieux sur la fin du XXe et le début du XXIe siècle place le fait religieux dans les préoccupations majeures de la gestion du pouvoir. De tout temps, la religion a joué un rôle politique et l’autorité politique a souvent eu recours à la religion dans un but de légitimation ou de renforcement de son pouvoir. Un certain nombre de constatations me permettent d’entrer dans le coeur du sujet :

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